2 min readLe dérèglement climatique s’intensifie dans les Alpes.


Ecologie / jeudi, avril 4th, 2019

A moins d’être un possédant du tourisme qui se satisfait du « ticket gagnant » Neige + Soleil, on ne peut que s’inquiéter de l’hiver 2018-2019 témoin renouvelé de l’urgence climatique.

Dans l’édition du 2 avril 2019 du Dauphiné Libéré, on apprend ainsi que l’hiver n’aurait duré que 15 jours ! Cela vient confirmer le ressenti de tout un chacun qui a une conscience écologique sur notre époque.

Avec un été 2018 miné par une sécheresse historique et une canicule ayant entraîné la mort de 1 500 personnes, on a pu enregistrer à la fin février 2019 des records de chaleur, comme par exemple 11,7°c au Grand Bornand , 13, 2°C aux Arcs 2 000, et plus de 130 % d’ensoleillement en plus…

Et cette urgence climatique se matérialise aussi, et surtout, à travers le dérèglement du climat, comme les variations rapides et intenses des températures et la violence des phénomènes naturels.

Par exemple, au sommet de l’aiguille du midi à Chamonix, le thermomètre affichait 3,7°c le 27 février alors qu’il indiquait – 26, 7°C le 30 janvier de cette année…

Conséquence directe de cela ? L’arrêt du télécabine de Bochard à Chamonix.

Cet arrêt a été causé par la fonte du permafrost, ce sous-sol normalement gelé en permanence mais qui fond à vitesse accélérée, dans le massif du Mont-Blanc mais aussi en Sibérie et Arctique.

C’est dans ce sous-sol que repose pourtant toute l’armature essentielle au maintien du télécabine !

Bien sûr, on interrompt l’infrastructure le temps du chantier de réparation, mais sans jamais réfléchir à la durabilité de l’activité touristique.

Mais penser que le capitalisme puisse réfléchir est une bien terrible erreur, partagée malheureusement par certaines associations écologistes qui espèrent changer le « logiciel » des capitalistes…

Mais le seul logiciel du capitalisme, c’est la quête rapide de profit rendue possible par l’obtention d’une position de leader sur un marché précis, ici le secteur touristique.

Changer de « logiciel » ne devrait donc pas signifier une « mise à jour » mais bien la désinstallation d’un programme qui mine l’ensemble de la société.

Il nous faut un nouveau programme conforme aux besoins de l’époque, le socialisme, sans quoi ce qui continuera à primer c’est le chaos du marché, avec l’affrontement d’entreprises privées, refoulant au second plan les impératifs collectifs (d’ordre naturel ou social).

Comment ne pas voir cela lorsqu’on écoute le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, annoncer un projet de télécabine reliant Domancy au Mont d’Arbois en lien avec le

« dossier du funiflaine […] Cela va être un aspirateur effectivement pour toutes les stations qui ont du ski de journée.

Donc moi j’étais partagé entre deux choix, soit effectivement de se dire  » c’est avec de l’argent public qu’on va concurrencer les stations donc on peut s’y opposer  » […] ou alors on rebondit.

Et c’est ce que j’ai proposé au Conseil régional et à Christian Monteil le président du conseil départemental de Haute-Savoie, c’est de dire  » ce type d’ascenseur c’est intelligent mais il ne faut pas qu’un des ascenseurs déséquilibre le territoire »

La concurrence, les profits, rien de plus, rien de moins !

Pendant ce temps, on laisse croire aux gens que tout peut  continuer comme avant alors que les massifs alpins devraient devenir de véritables sanctuaires…

Mais l’industrie touristique continuera de peser de tout son point délétère sur des écosystèmes alpins sur-exposés au dérèglement climatique…

jusqu’à ce que la Gauche portée par la classe ouvrière ne vienne arrêter, tôt ou tard, ce développement intenable !

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