iAROSS pour la vie


Vie quotidienne / mercredi, mai 30th, 2018

L’Atelier, centre socio-culturel à Cluses, organise au lycée Charles Poncet deux jours d’ateliers d’écriture. Cela nous a permis de découvrir le groupe iAROSS dont un des membres sera l’animateur de cette activité.

La chanson Chiens de garde (issue de l’album « Le Cri des Fourmis » – 03/2017) est particulièrement marquante, surtout lorsque l’on regarde le clip. En effet, les paroles, la musique et l’image se complètent parfaitement et apportent des informations complémentaires sans se répéter.

C’est ce qu’on est en droit d’attendre de la musique portant un message.

toirs qui travaillent avec la mort, dans des usines opaques.

Le clip montre deux ouvriers et les journées identiques qui se succèdent, le montage alterne le rituel quotidien et des images de la chaîne de production.

On part en fait du poste de travail des protagonistes, pour la remonter au fur et à mesure, et montrer le processus de transformation : Des barquettes de marchandise, aux poulets vivants.

Ce mouvement de dévoilement de la chaîne est appuyé par un « crescendo », la multiplication

La force de celui de iAROSS c’est de donner à voir les contradictions dans le quotidien des ouvriers d’abattoirs qui travaillent avec la mort, dans des usines opaques.

Le clip montre deux ouvriers et les journées identiques qui se succèdent, le montage alterne le rituel quotidien et des images de la chaîne de production.

On part en fait du poste de travail des protagonistes, pour la remonter au fur et à mesure, et montrer le processus de transformation : Des barquettes de marchandise, aux poulets vivants.

Ce mouvement de dévoilement de la chaîne est appuyé par un « crescendo », la multiplication d’instruments. Les poulets vivants apparaissant enfin dans une explosion harmonique.

Les plans d’un renard, lointain puis de plus en plus proche pour finir en gros plan, viennent compléter le dispositif. C’est une sorte de déclencheur pour l’esprit.
Il met fin à une illusion confortable, du même type que révéler a un enfant qu’un steak n’est pas un objet mort mais a été une gentille vache.

Qu’il y a quelque chose d’étrange de voir avec émerveillement un renard sur le chemin du travail et considérer avec indifférence la mise à mort de millions de poulets.

La force de ce morceau est sa complémentarité, du même temps que le clip évoque une question précise, les paroles viennent délivrer un message plus grand. Celui du malaise des employés de l’exécution, qui offrent leur force de travail a une société dont ils ne décident de rien et où il se passe des choses absurdes.

De la particularité de l’abattoir on arrive au général, à une critique de la société.

 Des silences amers dans la mer de silences.
Des errances sans fin, histoire sans refrain.
Des caresses en souffrances, des corps en étain.
Des sourires figés, des mouvement bétonnés.
Des machines a broyer, des soldats cartonnées.
Des horreurs à pleurer, des printemps sans été.
REFRAIN
On s’en foutra peut-être, on enverra tout paître (x2)
Des images à brider, des reflets sans reflet.
Des ravages effrénés des rouages étalés.
Des armures à briser, des carrures effritées.
Des discours proclamés des armées, réarmées.
Des prières aveuglées, des palais à brûler.
Des horreurs à pleurer, des printemps sans été.
[REFRAIN]
Quand tout défile quand rien n’éclaire, quand c’est vraiment le monde à l’envers.
Quand les soupires soufflent l’enfer, quand les nantis sont aux affaires.
Quand rien n’est blanc quand tout est noir, quand vient le soir, les idées noires.
Quand tu cours a en perdre haleine, quand dans ton cœur reste la haine
[REFRAIN]

Malgré les accents mélancoliques de la musique, il n’y a pas de fatalité.

La présence du renard ainsi que le refrain évoquant la potentialité d’une réaction collective, montrent la tendance populaire à refuser la souffrance et défendre la vie, à être contre la guerre et les actes de barbarie.

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