Les « Fast Food », une catastrophe sociale et écologique à rejeter.


Ecologie, Vie quotidienne / vendredi, mars 15th, 2019

Dans la vallée de l’Arve comme ailleurs, les Fast-food poussent comme des champignons. L’enseigne far de ce mode d’alimentation est évidemment McDonald’s, présent à Chamonix, Megève, Sallanches, Scionzier, Bonneville, et Etrembières.

Tous ces « restaurants » ont été créés au cours des décennies 1980-1990 (1985 pour les premiers à Scionzier et Etrembières et 1999 pour le dernier à Bonneville) dans une époque où les mentalités étaient toutes orientées vers la réussite sans encombres du capitalisme.

Les fast-food cherchent à satisfaire la demande le plus rapidement possible, tous les jours (week-end et jours fériés compris) à toutes heures (jusqu’à aller faire du 24/24h dans les grandes villes).

Un tel rythme nécessite une disponibilité des employés, en décalage avec le reste de la société et surtout en opposition complète avec le rythme de l’humain, qui n’est pas un animal nocturne. Alors qu’il existait 3,3 millions de travailleurs nocturnes en 1990, ils sont plus de 4 millions en 2013. Il y a une véritable mutilation biologique des êtres humains employés par ces « restaurants ».

Déjà l’emblème de la mal-bouffe, les fast-food représentent parfaitement ce que la gauche doit refuser. C’est un secteur produisant des situations précaires pour les salariés, les isolant du reste de la classe ouvrière par des horaires décalées et piétinant les droits du travail.

De plus, quiconque parcourt les abords de ces « restaurants » constate les quantités invraisemblables de sacs en papier, gobelets, serviettes, pailles ou autres emballages à usage unique, mais à l’impact écologique profond. Un repas de fast-food correspond à environ 50g de déchets (carton et plastique) par repas et par personne, cela pouvant monter jusqu’à 70g si vous choisissez d’emporter votre repas.

Si on regarde les choses de manière unilatérale, on aurait tendance à dire que les seuls responsables sont les personnes qui jettent leurs déchets sur le bord de la route ou par la fenêtre de manière « je m’en foutiste ».

Il est vrai que que beaucoup de gens passant dans les drives ne prennent pas la peine de jeter leurs déchets à la poubelle. Mais cela est la conséquence du formatage  des individus par les impératifs du capitalisme qui sont complètement désintéressés de l’état de la biosphère.

En effet, dans la civilisation de la voiture, ces « restaurants » sont alors fondamentaux. Au centre d’une société basée sur le flux-tendu et la flexibilité salariale, le  fast-food correspond aux nécessites du capital de manger vite dans le seul souci de satisfaire sa personne.

Avec la voiture et le centre commercial, le fast-food est au cœur d’un mode de vie basé sur l’individualisme et la consommation à court terme. Le résultat en est que les déchets sont laissés dans la nature, que sa santé est négligée, que la convivialité est bafouée…

Lieu de rencontre sociale et d’une consommation sucrée, la jeunesse est particulièrement attirée par ces restaurants. Bien souvent coincés entre un rond-point et une zone industrielle ou commerciale, ils acclimatent la jeunesse à un mode de production mortifère.

A cela s’ajoutent le fait que, comme d’autres, le fast-food est fondé sur l’exploitation terrible des animaux. Les conditions d’élevage très polluantes et d’une indignité profonde pour la vie engendrent  de nombreux scandales sanitaires et la banalisation d’une culture de mort.

Le fast-food est l’incarnation de ce que la Gauche doit rejeter en bloc. Il est évident qu’une société socialiste se débarrassera de ces horreurs sanitaires, sociales et environnementales. En remettant au centre du développement la dignité de la vie, l’éducation socialiste valorisera une cuisine saine, végétale et diversifiée, avec des repas partagés dans un cadre convivial et posé.

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