Du courrier et des chats.


Vie quotidienne / mardi, avril 30th, 2019

Il y a des endroits des villes, où errent les chats esseulés.

Chats noirs, vieux chats, chats malades, chats moches, abandonnés.

Au gré des caprices de peluches, le fier chat sauvage n’existe plus.

Il n’a que des rebuts au bord des routes, sur les trottoirs et les talus.

Quand l’humanité devrait donner toute son attention à ces êtres prolifères,

Il n’y a que la factrice pour alléger leur abandon de quelques caresses éphémères.

Elle qui connaît jusqu’aux impasses, jusqu’aux caves béantes,

Les murs humides, tagués, vomissant des chatons exsangues.

Quel grand bien ça lui fait, de s’arrêter, de suspendre sa cadence millimétrée.

Quand sa montre n’est plus qu’une inquiétude secondaire face à ces petits être amochés.

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