Pourquoi le socialisme ?


Politique / mardi, mai 21st, 2019

Dans notre époque, stopper l’écocide est la question centrale. Mais l’ « écologie » n’est pas en soi porteuse d’un nouveau projet de société. Alors, pourquoi la protection de la biosphère ne peut-elle se réaliser que dans le cadre de la Gauche historique ?

Il y a une chose admise par la majorité des gens : la catastrophe écologique est le fruit du capitalisme. Chacun sait que la société est dominée par de grands monopoles économiques dans l’alimentaire, l’énergie, le transport, l’industrie lourde, etc.

Le capitalisme, c’est la propriété privée des moyens de production et d’échange. « Son but » est d’étendre chaque capital, afin  d’obtenir et de conserver une position de leader sur un marché (monopole). Avec la concurrence sur le marché, il n’y a pas à proprement parler de logique du système.

Or, pour conserver une position de leader, il faut sans cesse développer des initiatives et innover, mais au moindre coût et le plus rapidement possible.

Il y a donc d’un côté l’élévation des conditions de vie (innovation scientifique et technique) et dans le même temps destruction des conditions de vie (accumulation rapide et au moindre frais).

L’alimentation est un bon exemple de cette situation : il n’y a plus de famines en France. Mais les aliments proposés sont bourrés de pesticides et avec des indices nutritifs toujours plus médiocres.

Comme ce sont des monopoles privés qui dirigent la production, il n’ y a pas de régulation d’ensemble par la société. Le moteur c’est l’accumulation privée des richesses à l’intérieur d’un « marché ». Le « marché » est lui-même « encadré » par un appareil d’Etat car sinon tout cela serait bien trop chaotique.

En effet, au centre du capitalisme, il y a la vente et l’échange de marchandises.

Or la marchandise, fondée sur les publicités et ses discours magiques, engendre une déconnexion entre la production et la consommation, comme l’illustre actuellement la question du plastique jetable. Dans la vie quotidienne, la marchandise nous emprisonne dans l’individualisme et  l’égocentrisme, avec sa vue anarchique à court-terme.

Dans une telle société où ce sont les conditions même de la vie qui disparaîssent, soit on va de l’avant, soit on va en arrière. Or, la majorité des initiatives « écologiques » proposent d’aller en arrière : c’est le « consommer local », la promotion des « circuits courts » avec l’idée romantique de la petite communauté agricole.

Mais Super U pratique déjà tout cela : on peut y acheter un saucisson de Magland et une lessive Unilever. Le monopole côtoie le petit producteur local sans que cela ne change quoi que ce soit à la situation.

Le socialisme vise justement à changer en profondeur la situation. Il envisage que la majorité du peuple devienne propriétaire de la production qui est mûre grâce aux monopoles (collectivisme).

Le quartier socialiste Karl-Marx-Hof à Vienne en Autriche

Mais le socialisme n’est pas qu’un simple changement de propriété économique, c’est aussi un changement de mentalités.

Ce qu’on appelle « socialisation » ou « socialisme », c’est une production de masse organisée, planifiée et dirigée par la société toute entière et non plus par l’intérêt marchand privé.

Ainsi, par exemple, le peuple pourrait décider et planifier une production de masse de fruits et légumes biologiques.

Le capitalisme a engendré plein d’innovations scientifiques et techniques positives. Mais, au service des monopoles capitalistes, toutes ces avancées nous font régresser, comme l’écocide en témoigne chaque jour.

Pour sauver la vie sur la Planète, les forces productives doivent revenir dans les mains du peuple pour décider d’une nouvel élan, le socialisme !

4 réponses à « Pourquoi le socialisme ? »

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