Réalisme VS décadence : deux exemples de films au Cinétoiles


Vie quotidienne / mardi, septembre 17th, 2019

Durant le mois de septembre, le cinéma Cinétoiles de Cluses propose des projections en avant-première de certains films présentés à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes.

La perspective d’avoir des films d’auteur à Cluses est très agréable, puisque cela permet une ouverture culturelle, un exercice critique et émotionnel.

Nous souhaitons mettre en avant deux films, l’un négativement et l’autre positivement.

Commençons par le plus détestable : Une Fille Facile de Rebecca Zlotowsy qui avait par ailleurs réalisé le très bon Grand Central, illustrant le quotidien des prolétaires des centrales nucléaires.

C’est un film qui fait passer le message que l’émancipation des femmes se trouve, grosso modo, dans le détachement grâce à la prostitution «consentie». C’est Zahia Dehar (le «cadeau d’anniversaire» de Ribéry en 2010) qui a été choisie pour tenir le rôle principal.

Ce film c’est un peu l’histoire d’une fascination pour le glauque à paillettes et l’illustration de la mentalité pourrissante du milieu de la télévision et du festival de Cannes. Tout cela est bien loin des gens.

Avec Une Fille Facile, la liberté ce serait de coucher avec n’importe qui ainsi que refuser l’attachement et l’engagement. Ce message est à mille lieux de la réalité des femmes du peuple qui voient souvent l’amour broyé par la violence et la monotonie.

Au lieu d’aller vers l’éclatement de toute morale, il faut persévérer dans la recherche de l’amour sincère et authentique.


Le second film c’est Oleg (de Juris Kursietis).

Reflétant de manière réaliste la terrible expérience des travailleurs détachés d’Europe de l’est, le film nous plonge dans l’univers froid de ce que l’on peut appeler une forme d’esclavagisme moderne.

Oleg, jeune ouvrier letton venu travailler dans un abattoir belge pour rembourser ses dettes, se retrouve pris au piège d’un jeune mafieux lunatique. Il se heurte aussi aux vices d’une grande métropole européenne, construite sur une inégalité de développement insupportable entre pays européens.

Avec ces deux films, il y a bien deux choses différentes puisque l’un ne sert que les désirs décadents d’une couche sociale alors que l’autre aide à mieux comprendre le réel, et peut-être aussi à le transformer.

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