Coronavirus : la vie quotidienne chamboulée


Vie quotidienne / mardi, mars 17th, 2020

Ce lundi, du fait des annonces de confinement, les habitants de la vallée ont saisi que le quotidien allait être chamboulé.

Cela s’est vérifié dans les supermarchés, avec des rayons vidés des produits de première nécessité. A quelques heures avant l’allocution du Président de la République, les grandes surfaces ont du contrôler le flux des entrées afin de faire respecter les périmètres de sécurité.

Il est vrai que le flou des mesures de l’État n’aide pas à endiguer cette pagaille. Pire, il a contribué à des comportements irresponsables à l’encontre de toute discipline collective. Ce fut le cas ce dimanche 16 janvier au lac de Passy, entre autre, où de nombreuses personnes se sont baladés comme si de rien n’était.

Mais justement il y a bien quelque chose qui se passe et le réel s’impose toujours plus dans un quotidien qui est dérangé.

On le voit aussi dans le rapport au travail. Des usines comme Dynastar, la Somfy, et sûrement d’autres sont fermés pour au moins quinze jours. Cela est dû au fait que les fournitures n’arrivent plus ou qu’il y a des cas de Covid-19 en leur sain.

Mais le problème est que la gestion de l’État est floue, avec des mesure au coup par coup. Les grandes entreprises automobiles comme PSA, Renault, Ford, etc., ont fermé en France. Alors qu’elles sont les donneurs d’ordre d’une grande partie du décolletage, celui-ci ne réagit pas de manière collective et coordonnée.

Cela est strictement impossible dans une société dominée par le libéralisme où c’est le « je-fais-ce-que-je-veux » qui prime. En effet, on constate des configurations diverses et variées dans les usines et les entreprises locales :

  • On peut avoir un cas de Covid-19 dans une entreprise qui n’est pas dépisté car présentant des symptômes bénins et tout continue,
  • On a des cas avérés où seul le cas est isolé et l’entreprise continue de tourner
  • On a des entreprises où un cas avéré entraîne la fermeture de l’entreprise
  • On a des « cas contact » qui n’entraînent pas le confinement de la personne qui continue à travailler alors que cela va à l’encontre des préconisations.

Il y a donc une méfiance légitime de la part des travailleurs envers l’idée d’aller au travail alors que restaurants, établissements scolaires, commerces non alimentaires sont fermés et que le mot d’ordre général est de rester chez soi.

Dans ce climat, le discours d’Emmanuel Macron d’hier soir sonne creux. Les gens ont fait n’importe quoi ces derniers jours et…

… on ne risque qu’une amende de 38 euros (au pire de 135 euros). Il suffit de remplir un papier soi-même pour circuler alors qu’il n’y a dans le même temps aucune mesure de fermeture stricte des entreprises non indispensables à la vie.

La situation devient catastrophique. Car s’il y a 6 333 cas détectés, un simple calcul laisse penser que ce nombre est plus élevé (il y a aussi les cas sans symptômes). La société est dans la pagaille et l’État n’assure pas une application ferme du principe de confinement.

La vie quotidienne est bouleversée par la crise sanitaire du coronavirus et le libéralisme n’est absolument pas à la hauteur de l’enjeu. Reste à savoir ce qui va réellement sortir de ce chamboulement du quotidien dans les jours et les semaines à venir.

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