Municipales : l’écologie ce n’est pas « mettre du vert » !3 min read


Ecologie, Politique / vendredi, mars 6th, 2020

Depuis jeudi 27 février, la date limite officielle de dépôt des listes municipales est close. Quel que soit l’orientation des listes, l’écologie est présentée comme centrale. Mais derrière la volonté, il y a bien souvent une méconnaissance de ce qu’est la Nature.

Il faudrait « mettre du vert dans la ville », voilà le crédo écologique unanime. On annonce alors la plantation d’arbres, la création de parcs, voir même de ruchers.

C’est là absolument ne rien comprendre à l’écologie. Une étude de l’Université de Cambridge de 2018 a montré l’impact négatif des ruchers domestiques. « Arrêtez de mettre des ruchers partout ! » car les colonies d’abeilles domestiques font concurrencent aux abeilles sauvages, et participent donc de leur déclin.

C’est que l’écologie, la défense de la vie sur la Planète, ne se fait pas en un « claquement de doigts ». Il faut d’abord chercher à connaître les processus qui régissent les dynamiques de la biosphère et se remettre en question.

Se remettre en question, cela signifie arrêter de mettre son intérêt privé en avant et savoir se placer du point de vue de la Biosphère et des animaux qui la composent. Un rucher c’est typiquement l’humain qui se donne « bonne conscience » en se pensant au service de la « nature », tout cela pour récolter du miel. La démarche est bancale et dans ces cas là, il faut mieux ne rien faire.

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« Mettre du vert » est un révélateur de ces conceptions bornées de la Nature. Comme si l’être humain devait « rajouter » de la « nature », à la manière d’une opération esthétique.

L’air, l’eau, la terre, la vie sauvage est présente partout parmi nous, y compris jusque dans de grandes agglomérations. Il suffit de regarder un petit peu autour de soi pour s’en convaincre : telle plante qui pousse dans le béton, tel pigeon niché sur un toit, tel chat caché derrière une gouttière.

Au niveau municipal, ce qui compte c’est de classer et d’étendre des réserves naturelles, de connaître et protéger les zones humides, de créer des refuges LPO.

Et comment passer à côté du sort des animaux ? Doit-on tout déléguer à la SPA qui sature d’animaux abandonnés à la période estivale ?

Il serait pourtant possible de transformer un terrain communal en un refuge pour les animaux tout comme il est urgent de prendre des arrêtés d’interdictions d’installation des cirques avec animaux.

Alors qu’à Sallanches Georges Morand souhaite, au lac des ilettes, « créer des chalets d’accueil pour les associations de chasse et de pêche », un débat démocratique au niveau municipal devrait avoir lieu sur la pratique de la chasse. Est-il bien admissible que les Associations Communale de Chasse Agréée (ACCA) soient pourtant réglementées par le préfet, cet organe anti-démocratique ?

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Si l’écologie a un sens, c’est celui de défendre la vie naturelle. Pas de faire des « ajouts » qui n’aident en rien à la protection de la biosphère mais seulement le confort unilatéral des humains.

Et cela, quoiqu’on veuille, seule la Gauche historique peut le faire. Pourquoi ? Car cela signifie une planification démocratique des besoins sociaux en fonction d’une connaissance approfondie des dynamiques de la biosphère.

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