De l’eau pour les animaux


Ecologie / samedi, mai 23rd, 2020

Depuis mercredi 20 mai 2020, la Haute Savoie est placée en alerte sécheresse. Cette alerte lancée particulièrement tôt dans la saison laisse présager d’un été long et difficile en terme d’accès à l’eau pour la nature et les animaux en particulier.

Depuis quelques années, il n’est pas rare de voir les différents cours d’eau ou point d’eau diminuer drastiquement durant l’été voir même disparaître. Cela met en péril la vie de tous les êtres vivants qui en dépendent.

Les oiseaux par exemple ont besoin d’un accès permanent à l’eau, non seulement pour s’hydrater, mais aussi se laver et entretenir leur plumage, à défaut de quoi leur capacité de vol est affectée. Or, avoir du mal à voler signifier à avoir du mal à se nourrir et à se protéger des prédateurs, accentuant ainsi leur déclin d’espèce. Rappelons que selon le rapport de l’IBES (équivalent du GIEC pour la « bidoiversité »), ce sont un millions d’espèces animales qui sont en voie de disparition.

Les abeilles, les guêpes, les moustiques et une multitude d’autres insectes, ainsi que les reptiles, les batraciens et sans oublier les poissons ont également un grand besoin d’eau de surface car c’est l’endroit où ils vivent ou se reproduisent.

Bien évidement pour assurer un accès permanent à l’eau pour l’ensemble des êtres vivants, une organisation rigoureuse de la société est nécessaire, notamment pour préserver les sources d’eau.

Par exemple, interdire l’utilisation des canons à neige durant l’hiver, limiter drastiquement le nombre de vacanciers dans des zones où les ressources en eau sont faibles, et notamment la pratique du golf, organiser une agriculture moins consommatrice d’eau avec des cultures adaptées au territoire. Seule cette perspective politique est à même de relever le défi de préservation des animaux affectés par le réchauffement climatique.

Mais, dès maintenant, il faut agir quotidien pour renforcer ce nécessaire changement de société. Il est à la portée de tout le monde d’aider les animaux partout où l’on se trouve, que vous habitiez dans un espace de nature ou dans une zone périurbaine, dans un appartement ou dans une maison.

Chacun d’entre nous peut disposer une coupelle d’eau sur sa fenêtre ou dans son jardin, par exemple avec un dessous de pots de fleurs, avec une hauteur d’eau entre 2 et 4 cm pour permettre aux animaux alentours de venir s’abreuver. Il est recommandé de ne pas le mettre au sol car les animaux qui viendraient s’abreuver se sentiraient trop vulnérables.

Il est conseillé de changer régulièrement cette eau et de bien laver et laisser sécher l’abreuvoir avant de le replacer afin d’éviter la prolifération de maladie, particulièrement cette année où une bactérie de la famille des Cardiobactéries (Suttonella ornithocola) semble toucher durement les populations d’oiseaux. Les mésanges bleues, très répandues dans la vallée, sont impactées par celle-ci.

Avec un point d’eau à proximité, c’est aussi l’occasion de continuer le travail d’attention portée envers les animaux près de chez soi. Cela relève d’une aide précieuse en cette période de sécheresse, étant un petit jalon posé dans la bataille culturelle quotidienne contre la destruction de la biosphère.

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