Décolletage : la future pression qui s’annonce pour les petites entreprises2 min read


Vie quotidienne / mardi, mai 12th, 2020

A peine relevée de la crise de 2008-2009, l’industrie du décolletage subit une crise historique de ses principaux clients de l’automobile et de l’aéronautique, et cela risque de se répercuter par une intense pression sur les entreprises les plus fragiles…

L’économie s’oriente vers une des pires récessions depuis 1945, avec une baisse de la production de richesses de 8 % d’avec son niveau d’avant la crise sanitaire). A raison, l’industrie du décolletage craint le pire.

Le secteur de l’automobile est fortement touché avec une baisse de 72 % en France, 85,4 % en Italie, et les projections pour 2020 tablent sur une baisse de 20 %. L’aéronautique est également touché par la pire crise de son histoire, avec 16 000 appareils commerciaux immobilisés, soit plus d’environ 60 % de la flotte mondiale.

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Ce lundi 11 mai, des représentants du décolletage ont rencontré le préfet de la Haute-Savoie. La délégation était notamment emmené par Lionel Baud, tout à la fois président du Syndicat national du Décolletage, dirigeant de Baud Industries et président de la Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes depuis 2018.

La délégation appelle à une aide massive de l’Etat, notamment par le plafonnement de la « cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) » qui finance les collectivités territoriales.

Mais le problème est que l’Etat ne va évidemment pas pouvoir aider tout le monde car le tourisme hivernale est également durement touché … Un tiers des cafés restaurants sont d’ailleurs menacés de fermeture.

Alors comment cela va t-il se dérouler ? Aussi simplement que l’économie capitaliste le fait : dans le chaos duquel seuls les entreprises les plus robustes et les plus fortes s’en sortent. Car pour les représentants de la filière décolletage « en 2008, nous avions encore des clients français. Cette crise est bien pire ».

Après 2008-2009, la filière s’est largement tournée vers l’exportation, demandant de gros investissements et des regroupements d’entreprises, comme par exemple le consortium Alpen Tech/Kartesis.

Les entreprises les plus fragiles et les plus petites, isolé dans un maillon de la chaine, vont être en grande difficultés. Elle vont vivre une mise sous pression de la part des grands donneurs d’ordres et des regroupements de décolleteurs.

Dans ce contexte il n’y a évidemment pas 36 000 solutions pour les petites entreprises fragilisées : licencier du personnel pour se moderniser et suivre la restructuration des grosses entreprises ou bien refuser le chantage et accepter le camp populaire.

Dans tous les cas, dans les temps à venir c’est bien le positionnement démocratique par rapport aux besoins populaires qui va décider de la pérennité sociale et économique.

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