Wild Mont-Blanc : un très bel exemple d’écologie populaire3 min read


Ecologie / mardi, juin 2nd, 2020

Lancé le 27 avril 2020, le programme « Wild Mont-Blanc » porté par le Centre de Recherches sur les Ecosystèmes d’Altitude (Crea) est une initiative d’une très grande portée culturelle. Il témoigne d’un engouement de la population pour connaître la vie sauvage, à condition qu’elle soit impliquée correctement.

Le Crea a disposé une quarantaine d’appareils photos détecteurs de mouvement dans le massif du Mont-Blanc entre 1300 et 2700 mètres d’altitude. Mais cette fois-ci, les « résultats » ne sont pas limitées aux scientifiques mais ouverts à tout le monde avec un site internet d’une très bonne qualité où chacun peut s’amuser à identifier les anmiaux capturés par les appareils.

Le principe est très simple et c’est ce qui en fait sa grande réussite. Depuis fin avril, ce sont déjà plus de 4 000 personnes qui ont participé au projet , réalisant un total de 800 000 observations !

Car au-delà de l’aspect ludique et participatif évident, il y a dans ce programme toute une signification pour notre époque. C’est la capacité de l’être humain à surveiller, classifier et connaître la vie sauvage avec une technologie développée.

Aurions-nous imaginer en 1950 qu’en 2020, des gens puissent apprécier les animaux d’un massif alpin en étant à leur domicile ? Les esprits arriérés, cherchant dans la nature un prétexte existentiel égo-centré, y verront là une « dénaturation » alors qu’il s’agit de tout le contraire.

Ce programme comment la sophistication de l’être humain (science, technologie) peut être mise au service d’une grande sensibilité visant la connaissance des dynamiques de la vie sauvage. C’est là une signification de haute importance qui doit largement inspirer le futur rôle de l’être humain et balayer les visions rétrogrades et misanthropes.

Le programme du « Wild Mont-Blanc » porté par l’ONG Crea est d’une très grande portée culturelle car éminemment démocratique et populaire. Il pose un jalon essentiel dans la bataille pour la reconnaissance de la Biosphère. C’est ce type d’initiative dont on a besoin, qu’il faudrait généraliser et pleinement soutenir dans toutes les régions françaises.

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