Thyez : des habitants alertent sur le pourrissement social2 min read


Vie quotidienne / dimanche, août 2nd, 2020

Il y a quelques jours, le journal Le Messager vantait les mérites de la base de loisirs à Thyez, accessible « de jour comme de nuit ». C’est sans compter sur le fait que ce petit coin de nature subit depuis plusieurs années un pourrissement social, dénoncés par les habitants et les commerçants du quartier.

Face aux rodéos nocturnes, au non-respect du code de la route dans une zone de vie très fréquentée, à l’alcoolisation et aux soirées musicales à haut volume les week-ends mais aussi en semaine, le quartier du lac de Thyez n’arrive plus à vivre sereinement.

Soyons clair : il faut être anti-social pour rouler à vive allure dans une zone 30km/h, au risque de renverser un enfant. Il faut bien être égoïste et mépriser la vie collective pour ne pas respecter le droit au repos des habitants.

« Il y a des travailleurs et des familles qui n’arrivent plus à se reposer la semaine » fustigent des habitants, à tel point que certains réfléchissent à quitter la zone. « L’autre fois j’ai évité qu’un jeune en vélo se fasse écraser » rajoute une autre. Le droit à une zone de vie collective paisible, voilà le combat qui est ici mené.

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Dans une société fondée sur le libéralisme, ce qui domine ce sont les intérêts égoïstes qui se moquent de vivre en société et il y a comme l’impression que cette tendance est sortie renforcée de plusieurs semaines de confinement.

La voiture est sûrement l’un des symboles de cette guerre de tous contre tous, où l’on s’impose dans sa vie en dominant autrui, par la violence s’il le faut. Les inutiles vrombissements à haut volume de moteurs ne sont-ils pas l’expression ultime de cette mentalité ?

Le problème est que la situation empire et se fait se demander à ces porte-paroles du quartier : « Jusqu’à quand ? Faut-il un mort pour que les autorités réagissent ? ». Que cela soit Axelle Dorier à Lyon ou Philippe Monguillot à Bayonne, les victimes de la violence anti-sociale ont frappés les esprits.

Se sentant quelque peu abandonnés, des habitants ont décidé de relancer une nouvelle pétition diffusée sur les réseaux sociaux. Une pétition accompagnée d’un texte, listant des propositions contre l’insécurité routière, déjà signée par plus d’une centaine de personnes.

« Et pas que du quartier » tiennent à préciser les initiatrices, car en effet la dégradation de la vie collective, notamment avec l’insécurité routière, touche de plus en plus de quartiers.

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L’organisation du quartier du lac de Thyez montre qu’il est possible de s’unir collectivement pour le droit à une vie paisible et harmonieuse, une société meilleure dont le besoin est renforcé depuis le confinement.

>> Signez la pétition en cliquant ici <<

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