A quand la fin de l’indifférence envers les chats errants ?


Ecologie / mardi, octobre 13th, 2020

La vallée connait une situation préoccupante quant aux chats errants ou libres qui se reproduisent par endroit de manière anarchique. Cela engendre des conditions de vie très difficiles à cause des maladies et des désagréments pour le voisinage.

Les chats qui vivent sans foyer peuvent bénéficier de deux statuts. Les animaux sont considérés comme errants lorsqu’ils sont en divagation et ne sont pas identifiés par tatouage ou puçage et donc non enregistrés à l’I-CAD (Identification des Carnivores Domestiques) et qu’ils ne sont pas stérilisés.

Les chats vivant sans foyer deviennent des chats libres lorsqu’ils sont stérilisés et identifiés (le plus souvent par tatouage dans l’oreille). Ils appartiennent ensuite à la commune ou à l’association de protection animale qui les a pris en charge.

Ce statut de chats libres a été promu par la loi du 6 janvier 1999. Ce fut là une avancé considérable car auparavant le code rural prônait l’euthanasie de ces animaux, niant ainsi leur droit à la vie.

Dans certains quartiers, comme dans celui des Crozets à Scionzier par exemple, la situation est plus qu’alarmante. Chaque année, des chatons naissent dehors et sont soumis à des conditions de vie indignes.

C’est le résultat d’un laxisme général de la part de propriétaires de chat ne faisant pas stériliser leurs animaux, les laissant ainsi divaguer sans se soucier du sort des chatons laissés à la rue. Bien souvent, ils souffrent de maladies, des intempéries et de mal-traitance de la part de personnes dénuées de toute sensibilité.

Ceux qui réussissent à survivre se reproduiront l’année suivante et ainsi de suite, avec une croissance exponentielle. C’est inacceptable.

Des habitants, bien souvent des femmes, et des associations (comme la SPA Haute Vallée de l’Arve) se consacrent à l’amélioration de leur conditions de vies.

Cela passe essentiellement par la stérilisation des adultes car en limitant la reproduction on limite par la même occasion le risque de maladie et leur propagation. Il y a également le « trappage » des chatons afin de les sociabiliser en famille d’accueil pour qu’ils soient adoptés.

A ce titre, on ne dira jamais assez combien il est important d’adopter des chats abandonnés ou pris en charge par les refuges et ces associations. C’est la moindre des choses que l’on puisse faire envers les animaux.

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Car les chats laissés à la vie sauvage sont un grave problème pour la biodiversité, comme par exemple leur impact sur les oiseaux.

Face à cela, il y a soit la solution absurde proposée par Willy Schraen, le président de la fédération nationale des chasseurs, qui est de purement et simplement les abattre, soit la solution la plus digne qui est celle de s’engager dans une structure de la protection animale.

Malheureusement, le travail demandé est immense et demande beaucoup d’attention faisant qu’il n’y a qu’une poignée de personnes courageuses qui s’en occupent, au dépend de leur vie privée. Ces structures ont besoin d’une aide et chacun doit s’emparer de cette question.

A notre époque, la problématique des chats errants doit être réglée de manière pacifique grâce à l’aide de la collectivité toute entière. C’est en ce sens que la « SPA Haute Vallée de l’Arve » participe à la hauteur de ses petits moyens à la stérilisation et à l’identification des chats « sauvages ».

Toute personne voulant participer à la protection de la vie animale peut et doit commencer par aider les associations de protection animale. La priorité revenant à celles qui sont tournées vers les animaux errants car abandonnés à leur propre sort. C’est une responsabilité morale et collective.

>> POUR VENIR EN AIDE AUX ANIMAUX <<

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