Covid-19 : la flambée de l’épidémie exige un véritable confinement3 min read


Vie quotidienne / mercredi, novembre 4th, 2020

Moins touchée que d’autres régions lors de la première vague, la Haute-Savoie se trouve depuis la mi-octobre face à une inquiétante seconde vague de coronavirus. A tel point qu’il paraît urgent de mettre en place un réel confinement qui brise vraiment la circulation du virus.

Alors que le taux d’incidence, c’est-à-dire le taux moyen de personnes infectées sur 100 000 personnes, est de 558 à Paris, 750 à Lyon, il s’établissait à 1018 ce lundi 1er novembre en Haute-Savoie.

Alors que le covid-19 a fauché 29 individus entre le 11 mai et le 20 octobre, il a fait perdre la vie à 45 personnes ces deux dernières semaines seulement.

La répercussion sur le système hospitalier est là avec des capacités en réanimation utilisées à 114,7 % dans le département (70,6 % en France). Hier, il y avait 400 malades du covid-19 hospitalisés, dont 43 personnes placées en réanimation (contre 89 hospitalisations, dont 18 réanimations, il y a deux semaines).

Depuis le 1er octobre, quelques 280 personnes hospitalisées sont revenues à leur domicile après un passage à l’hôpital, sans que l’on sache quel est leur niveau de suivi médical et psychologique. Enfin, n’oublions pas tous les malades durement touchés sans pour autant avoir eu besoin d’être pris en charge par l’hôpital.

Indicateurs principaux comparés du Covid-19 au 2 novembre 2020


Haute-SavoieRégionFrance
Taux d’incidence992 773431.6
Taux de positivité34, 4 %26 % (au 29/10)20, 6 %
Taux d’utilisation lits114,7 %92, 8 % (au 29.10)70,6 %

Autant le dire franchement : la situation sanitaire est inquiétante. Pour en rajouter à l’inquiétude, il suffit de regarder ce qui se passe de l’autre côté de la frontière, à Genève qui a repoussé les mesures de semi-confinement jusqu’à ce lundi.

Les Hôpitaux Universitaires de Genève viennent de mettre en place un « protocole » pour « trier » des patients selon leur « pronostic vital ». A cela s’ajoute les déprogrammations de prises en charge de maladies graves, engageant parfois la vie du patient.

Voilà toute la réalité du capitalisme, de son cynisme pragmatisme, de son indifférence morale… Comment peut-on accepter de continuer à nourrir un tel système morbide ? Comment ne pas vouloir détruire ce qui nous détruit ?

Car finalement, nous sommes dans cette catastrophe car la nécessité d’un re-confinement a été trop longtemps écarté, celui actuellement en cours n’ayant de confinement que le nom.

Car personne n’est dupe du fait que dans une économie à flux-tendu, il est impossible que les travailleurs puissent répondre scrupuleusement au double impératif du travail et des gestes barrières. Et pourtant il faudrait être scrupuleux sur ces mesures…

Sans même parler des écoles où les professeurs doivent composer avec le nécessaire cours oral et la police permanente pour faire respecter les masques des élèves, les gestes barrières…

Face à une seconde vague beaucoup plus dure, nous avons donc un confinement plus mou. Quel paradoxe intolérable. ll nous faut un confinement similaire à celui du printemps, il en va dans la vie des gens !

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