A Bonneville, un écoquartier qui illustre l’indifférence à la Nature


Vie quotidienne / vendredi, février 19th, 2021

Dans un article du Messager du 17 février, on apprend que le projet d’écoquartier du château des Sires du Faucigny à Bonneville, lancé en 2011, est en cours de finalisation. Un quartier d’une superficie d’environ 25 000m2, avec quelques milliers dédiés à des espaces plutôt « verts », que vraiment naturels.

« Au pied du château, le nouveau poumon vert de Bonneville », tel est le titre de l’article vantant les mérites du nouvel écoquartier du Château des Sires du Faucigny. Mais derrière un décor verdi, on retrouve toujours cette même mentalité indifférente à la Biosphère.

On trouve des toits végétalisés, où l’on se demandera bien où se situe le lien avec la Nature. Car la terre ce n’est pas simplement un amas organique qu’on modèle à sa guise dans un pot ou sur un toit, mais un produit des dynamiques croisées entre les animaux, les végétaux et le monde minéral-organique, produit que l’on appelle « humus ».

De même qu’avoir des gradins autour d’une marre c’est surement très agréable, mais d’un point écologique, et donc biocentré, on se demande bien où sont la place des animaux…

Dans la nature, une marre est le plus souvent une zone humide qui accueille certains types d’insectes, comme certains types d’animaux, qui sont liés les uns aux autres.

Par exemple, les moustiques sont attirés par ces gouilles pour déposer leurs larves, tout autant que les grenouilles et les libellules qui se nourrissent des premiers… Si elles trouvent le chemin jusque là !

En effet, cet espace est en réalité plutôt invivable, de leur point de vue, du fait de l’éloignement d’une zone réellement naturelle et d’obstacles en tous genres.

>> voir aussi : Municipales : l’écologie ce n’est pas mettre du vert !

Dans ce genre de vision, lorsque les animaux existent, c’est toujours dans une forme satisfaisant des êtres humains bornés dans leur interêt de consommateur, en l’occurence ici de miel à travers l’annonce d’une ruche. Pourtant, qui ne sait pas aujourd’hui que les abeilles sauvages sont mises à rude épreuve par ces abeilles domestiquées et exploitées par et pour l’homme ?

En réalité, la « nature » d’un « écoquartier » n’est qu’un prétexte au déploiement d’espaces de consommation portés par des individus égocentrés.

On trouve déjà un magasin bio, et sont annoncés en complément, un restaurant avec terrasses, un bowling à côté d’un cinéma, un possible parc aventure, avec à la clef des nouveaux parkings. En toile de fond, il y a l’étalement urbain qui n’en finit pas.

Finalement, cet « écoquartier » relève d’un mode de vie fondé sur la crédulité envers un mensonge si bien vendu. Ce mensonge c’est celui d’être prisonnier d’une indifférence envers la Biosphère, mais accepté car enveloppé dans un packaging fait de salle fitness, d’aliments biologiques et de quelques arbres et autre « plantes vertes ».

Rappelons que Bonneville a été dirigé entre 2001 et 2015 par Martial Saddier (UMP-LR), lui-même à l’origine de cet « écoquartier », que son successeur Stephane Valli, élu en mars 2020 sur fond d’abstention record, mène à terme.

Qu’on ne vienne pas dire ensuite que l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche. L’exemple de cet « écoquartier » montre bien toute la vision de la Droite qui utilisera toujours tout et n’importe quoi, tant que cela aide à la modernisation des affaires.

Seule la Gauche, celle qui défend depuis toujours la vie naturelle, est à même de transformer un mode de vie, de sorte à ce qu’il soit orienté par la collectivité et donc en harmonie avec la nature.

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