Communiqué : « Le débat démocratique sur les transports en commun ne doit pas être pris en otage »


Politique / mercredi, mars 24th, 2021

La vallée de l’Arve comporte quatre communautés de communes. Alors que trois d’entre elles détiennent la compétence de gestion d’un transport collectif, une en est dépourvue, ce qui freine bien des choses.

Au coeur de la vallée, l’offre est faible, mal adaptée à la réalité quotidienne, mais cela a le mérite d’exister, de sorte qu’une d’orientation politique tournée vers les besoins populaires pourrait améliorer un peu la situation.

>> voir aussi : Le problème des transports en commun

A la Communauté de communes du Pays Mont-Blanc, c’est pire, puisqu’elle n’a même pas cette compétence. C’est pourtant une nécessité que de mutualiser les ressources pour aller dans ce sens, et ensuite construire un système inter-communal adapté à l’ensemble des flux quotidiens de la vallée.

>> voir aussi : Pays du Mont-Blanc : au-delà de la polémique, quels transports en commun ?

Voici un communiqué publié ce 22 mars par plusieurs associations écologistes à propos de cette problématique :

Le débat démocratique sur les transports en commun ne doit pas être pris en otage

La loi Mobilité offre la possibilité aux collectivités (communautés de communes, agglomérations et métropoles) de prendre la compétence transports, afin de s’approprier la mise en place de services de transports en commun à cette échelle. Les collectivités ont jusqu’au 31 mars pour se prononcer. Après cette date, c’est la Région qui héritera de cette compétence, sans possibilité de retour en arrière pour le territoire à l’avenir.

La Communauté de Communes du Pays du Mont-Blanc (CCPMB) est la seule collectivité de la vallée de l’Arve à ne pas avoir intégré le domaine des transports dans ses compétences. Il s’agit aussi du seul territoire sans service de transports en commun à son échelle. Annemasse et Chamonix, aux extrémités de la vallée, ont des services de transports urbains bien développés. Le milieu de la vallée s’est aussi emparé du sujet avec la création des lignes de bus Proxim’iTi et Arv’i, qui complètent l’offre régionale des trains TER, Léman Express et l’offre départementale des cars LIHSA.

Nous avons appris que les conseillers communautaires ne seraient même pas consultés sur la question. Le vote, ou même le débat, sur cette question pourtant primordiale pour la vie du territoire n’a pas été mise à l’ordre du jour du Conseil communautaire de mercredi 24 mars, qui sera pourtant la dernière occasion pour les conseillers de se prononcer sur le sujet.

Les 45 000 habitants et nombreux visiteurs du territoire du pays du Mont-Blanc méritent mieux qu’un service de transport à la demande limité et des navettes touristiques et saisonnières mises en place individuellement, au bon vouloir des communes volontaires, sans cohérence ou lisibilité.

Le débat sur les transports en commun doit avoir lieu dans ce territoire où les personnes sans voiture sont quasiment assignées à résidence ou dépendantes d’autres personnes et des maigres offres de transports pour leurs déplacements pour le travail, les soins, les loisirs ou tout simplement pour leur vie sociale.

Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (ARSMB), AMAPlace Sur la Terre, Association pour la qualité de Vie à Passy (AVP), Club Alpin Français de Sallanches, Les Écolibristes, Inspire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.