Covid-19 : à Annecy, l’Etat laisse manifester un millier d’anti-sociaux


Politique / mardi, mars 23rd, 2021

Il n’y a pas de troisième confinement, l’Etat joue la comédie sur tout, y compris sur le contrôle du respect strict des mesures barrières. Il préfère laisser défiler des anti-sociaux, plutôt que de protéger la dignité et le respect des malades et du personnel soignant.

En Haute-Savoie, le taux d’incidence, soit le nombre de cas positifs pour 100 000 personnes testées, a bondi ces dernières semaines. De 178,54 au 1er mars, il est passé à 289,35 au 15 mars. A l’heure actuelle, il y a 240 personnes hospitalisées, dont 33 en réanimation, et 868 décès.

On voit bien que le virus continue, et a continué de circuler massivement dans la population depuis cet été. Entre janvier et la fin de l’hiver, il y avait en moyenne 275 personnes hospitalisées, contre 44 entre la fin du mois juin et le début du mois d’octobre.

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On pourra dire tout ce que l’on veut, ce qui est certain ce que l’apparition de variants plus contagieux a compliqué la situation, rendant d’autant plus nécessaire un strict confinement. A ce titre, l’apparition d’un variant en Bretagne, supposé moins détectable par les tests, ajoute à l’incertitude.

Constatant le rebond de la circulation du virus en Haute-Savoie, Alain Espinasse, préfet de Haute-Savoie, déclarait ce 19 mars à la presse :

On ne reste pas sans rien faire. Je citais l’exemple de la ville d’Annecy qui a décidé à partir de demain samedi [20 mars] d’imposer le port du masque sur les pelouses du pâquier

Pourtant, cela n’a pas empêché que soit autorisé un « Rassemblement pour nos Libertés » à l’initiative du collectif « Gardons le sourire » ce même dimanche 21 mars, réunissant environ 1000 personnes sans masques, et allant même jusqu’à s’embrasser.

Ce sont des anti-sociaux illuminés qui voient le masque comme une « muselière », les mesures sanitaires comme une « dictature », et qui malgré cela manifestent régulièrement depuis septembre 2020 dans plusieurs villes de Rhône-Alpes, sans qu’ils ne soient jamais interdits par la préfecture.

Le message est donc très clair : entre le refus de confiner, l’abandon de l’attestation de sortie en journée, la tolérance envers des rassemblements et des comportements anti-sociaux, l’Etat joue la comédie et laisse circuler le virus, en espérant que tout soit oublié après la vaccination et le supposé effet « saisonnalité ».

Une saisonnalité qui reste à prouver, les températures élevées du Brésil ou de l’Afrique du Sud n’ayant pas enrayé par magie la circulation du virus. Et les vaccins n’en parlons pas, tellement la situation est incertaine car soumise à la compétition capitaliste, entre laboratoires, entre pays…

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L’Etat n’a le courage d’aucune fermeté, d’aucune envergure. Il n’a aucune capacité d’organisation collective stricte, car il est pétri dans le libéralisme, un état d’esprit qui ronge aussi une population ayant basculée dans l’indifférence et le fatalisme.

Et cette situation de désorganisation intenable, qui a déjà coûté la vie à plus de 700 personnes dans le département depuis la fin du premier confinement, appelle à une remise en ordre.

Or, quiconque connait l’Histoire, sait qu’une telle remise en ordre, c’est soit l’extrême droite et son nationalisme qui s’en charge, soit la Gauche sur la base de comités populaires. Soit, on réussit à construire un ordre nouveau collectif et démocratique, soit il faut se préparer à un très difficile retour de bâton…

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