Face au fascisme, organisons-nous !


Politique / mercredi, décembre 1st, 2021

Depuis hier, la France a deux candidats d’extrême-droite à la Présidence.

Eric Zemmour s’est fait attendre jusqu’à irriter ses propres soutiens et a annoncé sa candidature à midi en publiant une vidéo où il se met en scène à la manière du Général De Gaulle lors de son appel à la TSF le 18 juin 1940.

Un appel radiophonique filmé… Quel ennui. Comme soit disant appel « historique » à la régénération nationale, quelle piètre image… Mais à chaque époque sa figure de proue fasciste. Zemmour en dit long sur la notre, avec son absence de charisme et ses enfantillages vulgaires.

Mais il est l’expression de quelque chose qui ne prête pas à rire, et qui mérite tout le sérieux et l’abnégation disponible pour résister.

L’idéologie fasciste, c’est la prétention à rétablir un ordre ancien, à redresser une Nation trop corrompue en l’expurgeant de ses « parasites » et pour se faire, l’union entre les classes sociales est vantée comme étant nécessaire et naturelle.

Eric Zemmour et Marine Le Pen proposent cela, plus que des concurrents, ils sont les deux faces de la médaille fasciste. Ils brouillent tous les deux le clivage politique entre la Gauche et la Droite. Tous deux se rejoignent dans la volonté de soumettre les classes populaires au nationalisme pour les embrigader dans un projet chauviniste et guerrier.

>> voir aussi : Le premier secrétaire du PS vise juste à propos d’Eric Zemmour

La lutte des classes étant en état de végétation, ce nationalisme n’a pas besoin d’être agressif, comme cela pu être le cas dans les années 1930 lorsqu’il y avait un mouvement ouvrier organisé bien plus fort qu’aujourd’hui. On constate tous les jours au travail que l’assujettissement du travailleur se fait sans heurts, bon gré mal gré.

Mais les fascistes ont bonne mémoire… Si Marine Le Pen et Eric Zemmour pèsent aujourd’hui environ 35 % des intentions de vote, c’est bien que dans la crise profonde que l’on traverse, une partie des dominants sait que l’Histoire peut à tout moment voir éclore un mouvement populaire d’émancipation.

D’hier à aujourd’hui, la nature du fascisme reste la même : user de démagogie pour mieux dévier les gens des questions essentielles.

La seule opposition possible est donc politique et elle doit être portée par la Gauche historique, forte de son expérience : contre les ligues fascistes, contre le PSF de De La Rocque, contre le Maréchal Pétain et dans la grande bataille contre le nazisme ; par internationalisme avec les Brigades internationales contre Franco ; par solidarité avec les réfugiés politiques antifascistes italiens.

Qu’est-ce qu’une opposition politique ? C’est se prendre en main, refuser le nihilisme, oser s’emparer des questions politiques sans se refugier derrière le mythe du sauveur suprême et de son discours populiste « tous pourri ».

C’est être force de proposition autour de soi à l’échelle de la famille, du cercle d’amis ou des collègues. Il faut cesser d’être une partie du problème et devenir une partie de la solution : entrez en contact avec le collectif Arve à Gauche pour retrouver la voie de l’organisation militante.

Il est temps de rallumer le phare.

Celui d’un projet de société portant le changement qui représente le besoin viscéral du plus grand nombre. Celui porté par la gauche quand elle a amené l’espoir a des millions de personnes, reliant chaque travailleurs aux autres et au monde, à l’avenir.

La connaissance de son histoire apportera au peuple la détermination de lutter, pas seulement pour se défendre, mais aussi pour conquérir.

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