Faire partie de la solution


société / vendredi, avril 8th, 2022

Le changement d’époque est total et il faut savoir de quel côté on se situe.

De fait, qu’on le veuille ou non, en cette année 2022, il n’est plus possible de séparer sa vie de la tendance générale du monde à la guerre et à l’écocide. Il n’est plus possible de faire comme si de rien n’était, de croire que l’on pourra échapper au grand chaos en cours.

Alors si l’on veut faire partie de la solution, et non pas du problème, si l’on veut contribuer à la construction d’un avenir radieux, il s’agit de placer sa personnalité dans la bonne direction.

On ne parle par là simplement d’une activité militante, mais de l’implication personnelle dans les décisions de sa vie quotidienne.

Par exemple, il est évident qu’on ne peut prétendre être une partie de la solution si l’on vit comme un « domestique » de la haute bourgeoisie liée au tourisme (uber et compagnie), si l’on vit d’un salaire de plus de plus de 4 000 € obtenu en Suisse, si l’on rêve de construire une maison individuelle sur un nouvel espace de nature…

On ne peut non plus continuer à penser que la solution résiderait dans une fuite dans le passé sur le mode cabane-potager, dans une vie préservée ailleurs, dans le fait d’aller faire le tour du monde, dans un militantisme associatif-lobbyiste, ou bien dans le fait de se contenter que le changement sera le fruit de l’éducation de ses enfants.

Il faut tout changer.

La capacité individuelle à transformer le monde ne peut être liée qu’à des choix subjectifs allant dans le bon sens. Nous ne pensons pas là au « consom’acteur », ce qui est une proposition du capitalisme lui-même. Non, nous parlons ici de la capacité à placer sa mentalité au service de la transformation collective de l’ordre des choses.

Tout est politique, y compris sa vie personnelle, ses choix, son travail, sa manière d’exister, sa manière de penser, plus rien ne doit être laissé au hasard, car hasard il n’y a pas…

Il faut ici être héritier des grands philosophes matérialistes, comme Démocrite, Lucrèce, Avicenne, Spinoza, Diderot, Karl Marx… Il faut cesser de penser que l’on serait quelque chose en dehors du monde, que nous aurions un libre-arbitre détaché de la nature.

Il faut assumer la morale rationnelle d’Epicure, comme lorsqu’il écrivait au 4e siècle avant notre ère :

Ce n’est pas une suite ininterrompue de jours passés à boire et à manger, ce n’est pas la jouissance des jeunes garçons et des femmes, ce n’est pas la saveur des poissons et des autres mets que porte une table somptueuse, ce n’est pas tout cela qui engendre la vie heureuse, mais c’est le raisonnement vigilant, capable de trouver en toute circonstance les motifs de ce qu’il faut choisir et de ce qu’il faut éviter, et de rejeter les vaines opinions d’où provient le plus grand trouble des âmes.

Nous sommes des produits de la nature, une expression de ce monde, de ce monde qui est à la dérive. Si nous en sommes là, c’est bien parce que nous l’avons voulu, que nous avons laissé faire les choses, que nous avons cédé à la facilité, que nous avons capitulé face à la nécessité de faire correspondre notre mode de vie avec les besoins naturels.

Chacun doit se demander ce qu’il se dira dans 5, 10, 20 ans : Qu’ai-je fait ? Ai-je été à la hauteur des enjeux ? Ai-je reproduit les erreurs de mes parents, de mes grands-parents ? Ai-je détourné le regard ? Ai-je capitulé ? Ai-je fuit les responsabilité de l’Histoire ?

Tout transformer de fond en comble. C’est maintenant ou jamais.

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